Fondateur Ledger : Qui a créée cette entreprise Française ? Liste complète et date

| Idées principales | Détails |
|---|---|
| 🎓 Parcours initial | Ingénieur ESIEE Paris 1996, spécialisé en architectures de l’information. |
| 🚀 Entrepreneuriat en série | Créer France Cybermedia, Montorgueil SAS, Prixing et La Maison du Bitcoin. |
| 💰 Succès financiers préalables | Revente Montorgueil pour 22 millions d’euros, gains poker 587 307 dollars. |
| 🔐 Fondation de Ledger | Cofonder avec Nicolas Bacca, Thomas France, Joël Pobeda le leader des portefeuilles matériels crypto. |
| 📈 Croissance et licorne | Lever 380 millions d’euros en 2021, atteindre valorisation 1,5 milliard dollars. |
| 🏭 Ancrage à Vierzon | Investir 10 millions d’euros en usine LedgerPlex, créer école ALGOSUP et incubateur B³. |
| 💡 Rôle public et patrimonial | Siéger jury Qui veut être mon associé ? M6, fortune estimée 340 millions euros. |
| ⚔️ Positions idéologiques | Afficher positions libertariennes, opposer taxe Zucman, militer port d’armes crypto-secteur. |
Né le 30 septembre 1973 à Boulogne-Billancourt, Éric Larchevêque a grandi à Vierzon, dans le Cher, là où son père André Larchevêque exerçait comme porcelainier.
Ce détail n’est pas anodin : cette ville reviendra comme un fil rouge dans toute sa trajectoire entrepreneuriale. Diplômé de l’ESIEE Paris en 1996 avec une spécialisation en conception des architectures de l’information, il publie la même année le livre Montages avancés pour PC et collabore avec les périodiques Électronique pratique et Électronique Radio Plans.
Le ton est donné : ingénieur, curieux, et déjà incapable de rester les mains dans les poches.
🚀 D’entrepreneur en série à fondateur de Ledger
Avant de devenir le cofondateur de la plus célèbre option de stockage de crypto-actifs en France, Larchevêque a multiplié les projets avec une énergie qui ferait pâlir plus d’un investisseur. En 1996, il lance France Cybermedia, spécialisée dans la conception de sites web. En 1998, il fonde Montorgueil SAS, dédiée aux plateformes de rencontre et de divertissement pour adultes — pas le projet le plus glamour sur le papier, mais revendu à Rentabiliweb en 2007 pour 22 millions d’euros. Pas mal pour commencer.
Entre 2007 et 2009, il fait un détour inattendu par le poker professionnel, accumulant 587 307 dollars de gains sur le circuit international. Un joueur méthodique, capable de lire les risques — une compétence qui lui sera utile bien plus tard dans le monde des cryptomonnaies.
En 2011, il crée Prixing, un comparateur de prix de produits de grande consommation, avec une levée de 1,75 million d’euros auprès de SPIR Communications. Le projet est cédé au groupe HighCo en 2014. C’est aussi en 2014 que tout s’accélère : le 13 mai 2014, il ouvre La Maison du Bitcoin à Paris, premier comptoir physique d’Europe pour l’échange de cryptomonnaies. L’établissement deviendra Coinhouse en 2018.

C’est dans cette même période qu’il s’associe avec Thomas France, Joël Pobeda (fondateur de Chronocoin) et Nicolas Bacca (concepteur de BTChip) pour créer Ledger — une entreprise dont l’objectif est de fournir des solutions de sécurité matérielles pour les portefeuilles de cryptomonnaies. Les premiers produits commercialisés sous le nom générique Ledger Nano supportent principalement le Bitcoin et l’Ethereum. La société devient rapidement la première de son secteur à obtenir la Certification de sécurité de premier niveau de l’ANSSI.
| Année | Événement | Montant / Détail |
|---|---|---|
| 🔹2017 | Levée de fonds (Maif Avenir) | 7 millions d’euros |
| 💰 2018 | Levée de fonds + usine Vierzon | 75 M$ + 10 M€ investis |
| 🦄 2021 | Entrée dans le club des licornes | 380 M€ levés, valorisation 1,5 Md$ |
| 📉 Oct. 2023 | Suppressions d’emplois | 90 postes sur 750 |
| 🏢 2024 | Nouveau siège au Marais | Valorisation 1,3 Md€ |
Pour financer la croissance, Ledger attire des noms qui font réfléchir : le 10T Fund de Dan Tapiero, la Financière Agache de Bernard Arnault, Korelya Capital de Fleur Pellerin et le groupe Samsung. Difficile de faire plus varié comme table de capitaines d’industrie.
🏭 Vierzon, l’usine et l’ancrage territorial
En 2018, Ledger investit 10 millions d’euros dans la construction de LedgerPlex, une usine de 3 000 m² à Vierzon — la même ville où Éric Larchevêque a grandi. Après des années de production externalisée en Chine, ce retour aux sources industrielles a quelque chose de symbolique. L’usine produit les gammes Nano S, Nano X et Blue. En 2022, le chiffre d’affaires atteint 55,8 millions d’euros avec 700 employés, avant de redescendre à 600 en 2024 sous l’effet de la volatilité du marché crypto.
En mai 2019, Larchevêque passe la direction opérationnelle à Pascal Gauthier et prend la présidence du conseil d’administration. Un choix stratégique : garder la main sur la vision, déléguer l’exécution. En novembre 2022, l’effondrement de la plateforme FTX provoque un afflux massif de clients vers les portefeuilles matériels — les ventes Ledger explosent la semaine même. Ironiquement, la débâcle d’un concurrent a boosté le business. En 2024, le Ledger Stax, fabriqué par Foxconn, est commercialisé autour de 400 euros, positionnant clairement la marque sur le segment haut de gamme.
Sur le volet territorial, il cofonde en 2019 (annoncé en février 2022) l’école ALGOSUP avec Franck Jeanin — une formation BAC+5 en développement informatique, 100 % en anglais et par la pratique, à Vierzon. L’aventure s’arrête en juillet 2025, faute d’équilibre financier. En 2023, il lance le B³ Village by CA, un incubateur de startups en partenariat avec le Crédit agricole Centre Loire et la communauté de communes Vierzon Sologne Berry. Pas mal pour quelqu’un qui aurait pu se contenter de gérer sa fortune depuis Paris.
💡 Au-delà du portefeuille crypto : Investisseur, auteur et acteur public
Depuis 2020, Larchevêque siège au jury de Qui veut être mon associé ? sur M6, présent dès la première saison. Il y finance des projets dans des secteurs aussi variés que les fertilisants organiques, les sports de glisse ou les cartes de vœux. Pour ceux qui le connaissent uniquement via Ledger, c’est une facette surprenante — mais cohérente avec un profil d’entrepreneur compulsif.
Sa fortune professionnelle est estimée par Challenges en 2024 à 340 millions d’euros, le classant 392e fortune française. À titre de comparaison, si vous êtes curieux des trajectoires de milliardaires du numérique, la fortune de Xavier Niel ou encore la fortune de Jean-Michel Karam illustrent d’autres modèles d’accumulation dans la tech française. Côté engagement public, il publie Entreprendre pour être libre aux éditions M6 en 2024, et affiche des positions libertariennes assumées : opposition à la taxe Zucman (2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros), références à Friedrich Hayek et à La route de la servitude.
Le 21 janvier 2025, son cofondateur David Balland est enlevé à Vierzon avec sa compagne Amandine. Une rançon en cryptomonnaie est exigée. Le GIGN libère Balland le 22 janvier et Amandine le 23 janvier, à Étampes en Essonne. Dix personnes sont interpellées, sept mises en examen. Cet événement tragique pousse Larchevêque à militer pour le droit au port d’armes pour les professionnels du secteur crypto — une prise de position qui fait débat, mais qui reflète une cohérence idéologique. Si vous souhaitez examiner d’autres trajectoires patrimoniales dans l’univers tech, la fortune de GMK constitue un cas d’étude intéressant sur les sources de revenus dans ce secteur. (Bon, entre la licorne crypto et l’enlèvement, on peut dire que le secteur n’est pas de tout repos.)
