Centenaire.org : Ressources sur la Première Guerre mondiale et la Grande Guerre et nouveau site

Arkevia : tout savoir sur le coffre-fort numérique pour l'archivage électronique
Idée principaleDétail
🕰️ Origine et mission de centenaire.orgCoordonner les commémorations de 1914-1918 de 2014 à 2018 en France et à l’étranger.
📚 Contenu original du siteProposer archives, articles de spécialistes, ressources pédagogiques et parcours mémoriels.
🔄 Recyclage du domaine en magazine B2BReprise du nom de domaine en 2023 par un magazine entrepreneurial sans lien historique.
⚠️ Risque de volatilité numériqueDisparition possible de tout site institutionnel ; archiver les contenus reste indispensable.
🌐 Alternatives pour la mémoire de la Grande GuerreUtiliser plateformes d’archives numérisées, bases mémorielles et MOOCs dédiés au conflit.
✅ Vigilance sur les sources en ligneVérifier systématiquement l’origine d’un site avant de citer ses contenus historiques.

Je dois vous avouer quelque chose : quand on tape centenaire.org dans son navigateur aujourd’hui, on ne tombe pas du tout sur ce qu’on espère trouver.

Un peu comme quand vous cherchez une pièce de rechange précise dans le magasin, et qu’on vous propose un gâteau d’anniversaire à la place. Déroutant. Laissez-moi vous expliquer.

À l’origine, centenaire.org était le site officiel de la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale, un groupement d’intérêt public (GIP) lancé en avril 2012. Sa mission était claire : coordonner et animer les commémorations du conflit de 1914-1918, de 2014 à 2018. Seize membres fondateurs le composaient, dont plusieurs ministères, six établissements publics, et l’Association des maires de France.

Le site s’articulait autour de trois grandes parties complémentaires, chacune avec une fonction bien précise :

  1. « Vivre le centenaire » : des parcours touristiques mémoriels, des projets de commémoration en Belgique, au Royaume-Uni, en Australie, ainsi qu’un appel à projets du Fonds France – Nouvelle-Zélande.
  2. « Découvrir le centenaire » : des archives, des articles sur la présence de la Grande Guerre dans différents territoires, une séquence sur l’archéologie préventive avec vidéos et photos.
  3. « Comprendre le centenaire » : des articles de spécialistes, des travaux universitaires, un espace pédagogique pour les enseignants.

On y trouvait aussi une attention particulière portée à la coopération franco-allemande, avec des analyses comparatives et des actions pédagogiques communes. Un exemple marquant : le projet musical « La guerre en musique : Projet Harmonie 14-18 », lié à l’Académie de Nancy-Metz, illustrait parfaitement ces initiatives numériques autour de la mémoire du conflit.

Le 95e Congrès des maires avait même consacré un « point-info » sur le centenaire, animé par André Rossinot, maire de Nancy, et Adeline Hazan, maire de Reims, co-présidents du Comité des maires pour le Centenaire. Ce comité permettait aux maires d’échanger et de relayer les initiatives locales auprès de la Mission.

Puis 2018 est passé. Et le site… a disparu. Oui, comme ça. Une partie a heureusement été archivée sur Internet Archive. Mais des utilisateurs de forums spécialisés sur la Grande Guerre ont clairement regretté cette suppression, certains articles étant jugés particulièrement intéressants et introuvables ailleurs.

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En février 2023, des membres d’un forum dédié à l’histoire du conflit de 1914-1918 ont constaté avec surprise que le nom de domaine centenaire.org avait été repris par une nouvelle entité, sans aucun lien avec la Mission du Centenaire. Un utilisateur du forum avait même cru à une renaissance du site officiel. Spoiler : c’était non.

Le site est désormais un magazine web entrepreneurial baptisé « L’expert B2B Centenaire Magazine ». Son contenu cible les entreprises et les particuliers souhaitant entreprendre. Six rédacteurs et rédactrices, chacun spécialisé dans son domaine, alimentent la publication. Voici un aperçu des sujets couverts :

ThématiqueExemples de contenus
💰 Finance & immobilierRegroupement de prêts, stratégies patrimoniales
📈 EntrepreneuriatManagement, fidélisation client, goodies éco-responsables
⚖️ RéglementationInformations en lien avec les lois en vigueur
🕰️ HistoireArticles sur la Première Guerre mondiale et la Grande Guerre

Tout le contenu est proposé gratuitement. Le site s’efforce aussi de rester à jour sur le plan réglementaire. Chose intéressante : malgré son positionnement B2B, il publie également des articles historiques sur la Première Guerre mondiale, comme un résumé des dates et événements marquants du conflit. Une curiosité éditoriale, avouez-le.

Que centenaire.org ait changé de vocation ne signifie pas que la mémoire numérique de 1914-1918 a disparu. Bien au contraire. Des ressources historiques en ligne permettent encore d’étudier ce conflit en profondeur. Et là, j’ai mon côté « papa qui transforme n’importe quoi en mini-expérience » qui ressort : comprendre d’où viennent les données, c’est aussi savoir les utiliser correctement.

Parmi les outils numériques les plus utiles pour étudier la Grande Guerre aujourd’hui, on peut citer des plateformes d’archives numérisées, des bases de données généalogiques et mémorielles, des cartographies interactives des fronts, ou encore des MOOCs dédiés à l’histoire du conflit. Ces ressources permettent un accès démocratisé à des fonds documentaires considérables, autrefois réservés aux chercheurs en salle d’archives.

À titre de comparaison, dans le monde du numérique professionnel, certaines organisations structurent et classent des données massives à grande échelle. C’est un peu ce que font ces plateformes mémorielles, mais appliqué à l’histoire. D’ailleurs, si vous vous intéressez aux organisations qui gèrent et transforment de grands volumes d’information, le classement des entreprises de services numériques et ICT au niveau mondial donne une idée fascinante des acteurs qui structurent notre rapport aux données aujourd’hui.

Classement des ESN et ICT : le top 50 des plus performantes

Le rôle du web dans la transmission de la mémoire collective est devenu central. La disparition de centenaire.org en 2018 illustre un risque réel : celui de la volatilité des ressources numériques institutionnelles. Un site peut disparaître, un domaine peut être racheté. C’est précisément pourquoi des initiatives d’archivage comme Internet Archive sont précieuses, et pourquoi les historiens insistent sur la nécessité de pérenniser les contenus mémoriels en ligne.

Ce que je retiens de cette histoire, c’est qu’un nom de domaine n’est pas une garantie de continuité. Entre la Mission du Centenaire de 14-18 et un magazine B2B, le même nom de domaine a porté deux projets radicalement différents. Alors si vous cherchez de vraies ressources sur la Grande Guerre, vérifiez toujours la source. Et archivez ce qui compte, avant que ça ne disparaisse.

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